C’était un samedi d’Octobre. La météo avait signalé de la pluie pendant plusieurs jours et moi, j’avais besoin de m’occuper. C’était nécessaire pour maintenir mon moral à flot. Alors, j’ai pris la décision pour la famille : ce week-end, nous irions tous à Castorama acheter le matériel nécessaire à la construction d’un lit cabane superposé pour mes enfants ! Ni une ni deux, nous sommes partis dépenser de l’argent que nous n’avions pas forcément (merci Sandrine)…
Le plan (imparfait)
Il faut d’abord dire que ce n’est pas une idée qui venait de germer dans ma tête ! En fait, elle était là depuis plusieurs semaines. J’avais déjà visionné des dizaines de vidéos sur Instagram et des photos sur Pinterest pour avoir une assez bonne idée de ce que je voulais. J’avais même déjà pris les mesures et esquissé un petit dessin sur mon carnet (déjà bien gribouillé par ma fille).

Ma liste était plutôt simple :
- Des barrières de jardin (ou de quoi en fabriquer)
- Des grands panneaux pour faire les murs
- Des grands bâtons de bois (je sais de quoi je parle dans ma tête)
- Des clous, pleins de clous
- Des équerres pour solidifier le lit (parce que j’suis une maman parano)
- De la sous-couche pour préparer le tout
- De la peinture bio
- Et de la déco
La construction du lit cabane
Une fois rentrés les courses terminées, me voilà déjà la tête dans la construction et l’envie de créer de mes mains. Après tout, il y a plein d’exemples de lit cabane sur Internet alors pourquoi je n’y arriverai pas ?
C’est ainsi que je me suis d’abord retrouvée à dessiner des rectangles dans les panneaux de bois, futures fenêtres. C’est déjà une étape importante ! Il faut les centrer, calculer la bonne hauteur et bien sûr, elles ne doivent pas être trop grandes pour éviter que les enfants ne passent à travers (si si, ils en sont capables… Surtout ma fille). Mon homme a coupé les planches à la bonne taille parce que malgré tout, j’ai toujours aussi peur des lames et de tout ce qui pourrait me faire perdre un doigt (encore une maman parano).
Pendant ce temps, j’ai fixé les équerres dans les angles du lit à étage (vous savez, le fameux lit Kura d’Ikéa). Puis, j’ai cloué les planches pour former leurs futurs murs et enfin les barrières.
Je vais être honnête, j’étais déjà très fière de moi !
Une fois l’assemblage terminé, il ne restait plus qu’une chose ! Et pas la plus intéressante : la peinture !
Peindre, repeindre, encore peindre
Je ne sais plus quand est-ce que j’ai commencé à trouver des excuses pour arrêter de peindre. La première et la seconde sous-couche m’ont calmé dans ma joie d’exprimer ma créativité sur les murs de cette cabane. Homme est repassé après moi pour finaliser cette première étape. Puis est venu le temps de la peinture, la vraie ! Je me suis arrêtée à la première couche, répètant inlassablement que « quand même, ça donne un style ». Homme n’était pas d’accord, il a terminé le travail.
Et comme mes enfants souhaitaient du rose dans leur coin respectif (enfin, surtout mon grand… La petite s’en fiche royalement à son âge), j’ai pris la peine de représenter quelques formes géométriques avec un rose léger mais doux.
Ce n’est qu’une fois la peinture réellement terminée et les pinceaux propres et rangés que j’ai pris le temps d’admirer le résultat et de doubler ce sentiment de fierté qui me suivait.

Place à la décoration
J’avais ma petite idée de ce que je voulais leur offrir. Je n’ai malheureusement pas pu tout mettre en oeuvre par peur de tout rater… Mais j’y travaille !
La priorité était de créer un escalier pour accéder au lit du haut. Nous l’avons fait à l’aide de différents caissons que nous avons renforcé et solidifié. Ma petite pourra en exploiter deux pour ranger ses affaires et mon grand aura accès à celui du haut.
Ensuite, nous avons fait les comptes et découvert que nous commencions plutôt mal le mois de novembre… Il a donc fallu mettre un petit stop aux achats compulsifs.
En attendant, je leur ai tout de même offert quelques guirlandes de lumières et de feuilles, j’ai cousu des rideaux dans des coupons de tissus qu’ils ont choisi eux-mêmes et j’ai ajouté des autocollants pour rappeler la nature et la forêt. Les doudous se sont retrouvés suspendus dans un filet. Et pour protéger sa petite tête, j’ai fabriqué à ma petite un coussin tresse ! Je ne dirai pas que j’ai fait des économies car j’ai eu la main lourde sur la quantité de tissus (je pourrai en coudre 7 !). Mais j’en suis tout de même fière et je sais que j’utilise le reste de mon jersey pour d’autres projets.

Pour moi, ça manque peut-être de quelque chose mais je finirai par trouver quoi. Et puisque nous n’avons plus de sousous pour le moment, il vaut mieux que je me calme vraiment. Alors nous mangerons des pâtes et des patates, mais les enfants pourront dormir dans un lit cabane qui leur plaît beaucoup !
Ce que j’ai appris
- Pas besoin d’être pro ! J’ai parfois cloué de travers et certaines planches ne sont pas aussi droites que je l’aurai voulu mais c’est aussi ça ma spontanéité. Et mes enfants sont tellement heureux !
- Créer m’a aidé à souffler. J’en ressens de la joie, de la fierté mais surtout, imaginer, créer, construire ce lit cabane m’a permis de ne plus laisser de place aux pensées envahissantes.
- Je me suis sentie bien durant toute la construction. Je m’endormais fatiguée mais reposée en même temps. Mes relations avec mon conjoint se sont améliorées, je me sens moins agressive et je m’aime un peu plus. Et je crois que c’est de ça dont mes enfants ont le plus besoin.